J'Irai marcher
sur les Toits

À l’affiche

Après la vague

Le coronavirus est passé par ici. Qui sait s’il repassera par là. Et qui croit qu’il s’agisse d’un événement qui nous soit extérieur?

La pandémie 2020 est aussi un fait politique important, qui laissera des traces dans la mémoire jusque dans la culture collective et dans notre domaine en particulier, la création culturelle.

Tous nos travaux ont été suspendus. Ceux dont la présentation publique devait avoir lieu en juin ont été arrêtés et ne seront pas repris.

Sortis du confinement sans savoir sur quel horizon poser le regard, il va nous falloir retrouver un dialogue qui ne soit pas virtuel. L’art n’est pas fictif. Il appelle la rencontre. Nous allons revenir au public et à la participation collective, probablement changés et les uns et les autres, et le terreau de nos actions ne sera plus le même. Gageons que nous aurons tous gagné en profondeur et nécessité d’exister sans les futilités. Et que nous pourrons nous découvrir un peu mieux, les yeux dans les yeux.

En art il n’y a pas de voie unique. Et on part du principe qu’on ne sait pas. C’est la condition d’une élaboration nouvelle dans nos futurs travaux, qu’il s’agisse de nos créations exclusivement professionnelles ou de nos travaux avec la population. Ne pas « savoir » est un aspect de notre savoir-faire.

Après la vague vient l’été. Le festival Traverse! n’a pas été emporté par son éclipse du mois de juin, il renaît en août, du 24 au 29. Nous y serons avec un Maupassant éclairant sur notre sociale humanité. Lui qui, homme ordinaire original, se nourrissait de faits divers, ne craignait pas de dire « un peu de mal de moi ». Pour notre part nous mettrons quatre contes en situation pour dire « Un peu de mal de nous ».

UN PEU DE MAL DE NOUS, spectacle de J’Irai marcher sur les Toits, au Festival Traverse! dans le Haut Val de Sèvre. Lieu et date suivront. Lire l’information sur la page de la compagnie La Volige, organisatrice du Festival: Traverse aura bien lieu!

 

A voir

J’Irai marcher sur les Toits vous donne à voir sa production cinématographique sur le travail de la peintre Annie-Paule Thorel: ce sont 21 minutes de calme et de concentration.
Le film a été présenté en 2019 à Paris dans le cadre du Festival International du Film Documentaire Après Varan. Il est hébergé par Mina Rad, que nous remercions bien sincèrement.

– Présentation: Toujours le spectateur voudra qu’on lui dise ce qu’il va voir
– Voir le film: Annie-Paule Thorel – 2007

La quête d’une expérience quasi alchimique

« … La posture artistique d’Annie-Paule Thorel oscille entre une soumission à la contingence matérialiste de la matière et une conception savante : « Ce que poursuivent parallèlement chercheurs scientifiques et artistes c’est cette part de l’irréductible dans la représentation du monde », dit-elle.
Que voyons-nous dans ces œuvres ?
Un ensemble de formes parentes dans leur genèse, leur texture libérant la lumière captive, formes cependant parfaitement individualisées révélées dans une présence sans violence. On perd le sens de l’échelle : météorite, grain de poussière ou groupes d’atomes qui recèlent leur programme en devenir ?
Le mystère d’une présence c’est sans doute cela que l’on voit : des particules de matière déposées ou comme en suspens, des surfaces qui semblent flotter comme en devenir sculptural, ou stabilisées en une composition abstraite… »

Christiane Clairon-Lenfant (extrait de catalogue, 2007)

LA SEMAINE DU FEUILLETON fait toujours partie de notre horizon. Elle sera réalisée en partenariat avec la Médiathèque Aqua Libris, en lien avec le Festival des Littératures Européennes de Cognac, qui a déjà fait connaître les textes espagnols retenus pour cette édition. Des précisions dans notre rubrique « En Projet ».

Enfin il y a LE CARTOGRAPHE de Juan Mayorga, en co-production et en co-réalisation avec la Compagnie La Traverse* et son metteur en scène Hervé Petit. En décembre au Théâtre de l’Opprimé, à Paris.
* NB: homonyme et non pas synonyme du festival du même nom en Haut Val de Sèvre