J'Irai marcher
sur les Toits

Alexis Judic, Saint-Nazaire, juillet 2020

À l’affiche

De lieu en lieu, art et culture, comment faire

Lorsqu’on nous donne pour un art « l’excentricité » du « stand-up » au sein d’un monde atomisé discourant sans autre fondement que « chacun son réseau » pourvu que ça bouge, on se dit qu’il y a urgence à sortir de l’animation disruptante, sans paysage ni horizon, où se perdent bien des politiques locales qui se retrouvent Gros-Jean comme devant.

À côté de ça, il apparaît de plus en plus convaincant, sur la base d’engagements sincères, de faire création avec les autres, les professionnels quittant alors l’entre-soi de la « production » pour s’ouvrir à des non-professionnels dont l’âme est en prise avec le réel de la vie. Ce que J’Irai marcher sur les Toits a fait pendant huit ans quasiment sans moyens, il est admis de plus en plus de le faire dans certaines démarches publiques d’implication de l’art avec la société. En témoigne le livre récent d’un collectif de chercheurs dirigé par Raphaëlle Doyon, de l’Université Paris 8 : « Ouvrir la scène – Non-professionnels et figures singulières au théâtre ».
J’Irai marcher sur les Toits assistait à la présentation de cet ouvrage à Artcena (anciennement Centre National du Théâtre) à Paris, le 20 septembre : Tendances: rencontre avec Raphaëlle Doyon

En témoignent également les expériences artistiques où des metteurs en scène ou des chorégraphes créent des spectacles impliquant des individualités autres que les seuls artistes égotiques. Et ça marche au plus haut niveau des scènes intégrées du théâtre : qu’il s’agisse d’Olivier Py avec « Hamlet à l’impératif » au Festival d’Avignon, d’un autre « Hamlet » tout récemment mis en scène par Luca Giacomoni au Montfort Théâtre (Paris), du travail de Mohamed El Khatib ou encore des spectacles de Didier Ruiz avec sa Compagnie des Hommes programmée par deux fois au festival de Brioux-sur-Boutonne.

J’Irai marcher sur les Toits a tourné une page importante en 2021 où la Covid a servi de paravent à l’indigence de certaine politique culturelle locale. A nous la faute de lui avoir trop fait confiance. Mais sa vitrine est brisée.
Laissons là les débris et tournons-nous vers d’autres lieux, modestes et affirmés, issus de l’habitat et de la vie de gens soucieux de parler un langage commun qui fasse sens ; jusque dans sa complexité. Ainsi de Lucette à La Trébesse, de Madou à La Couarde et de l’association À Teurtous à Arçais.

Le programme de Choses Lues en novembre et décembre :
• 13 novembre à 20h30 en Gâtine, à La Trébesse (Azay-sur-Thouet)
• 27 novembre à 17h en Mellois, à La Couarde
• 4 décembre à 20h30 dans le Marais, À Teurtous (Arçais)
À cela s’ajoute le travail engagé avec deux classes de 3e du Collège de Secondigny emmenées par leur professeure Valérie Granget, une autre forme de Choses Lues sur laquelle nous reviendrons ultérieurement.

Toutes informations et réservations au 06 75 98 50 65 ou par courriel au moyen du formulaire de contact en bas de cette page.

Choses Lues mode d’emploi

La référence implicite à « Choses vues », recueil de notes et de mémoires de Victor Hugo publié à titre posthume, n’est pas fortuite. Le rapprochement Choses lues/Choses vues n’est pas une simple concordance de sonorités. Il part du postulat que ce que nous lisons, et qui retient notre attention, parle de nous et du monde.
Ce projet s’adresse à tous les adhérents et lecteurs qui se manifestent spontanément auprès de J’Irai marcher sur les Toits ; mais aussi à tous lecteurs usagers des services des bibliothèques ou des établissements scolaires. Il repose en grande partie sur une activité numérique en ligne, via le site de J’Irai marcher sur les Toits et une plateforme à créer. Les lecteurs participants font part d’une lecture qui a été marquante pour eux et en communiquent un fragment. De fragment en fragment on arrive à une somme de textes permettant de réaliser une cartographie de sensibilités littéraires et d’aboutir à une restitution publique. Allons-y!
Cette aventure littéraire collective accueillera les partenaires culturels intéressés au développement actif du livre, de la lecture, de l’écrit, et de leur médiation sensible.
Pour plus d’informations, merci de contacter J’Irai marcher sur les Toits avec le formulaire ci-dessous.

 

Le Voyage à Nantes

Artiste plasticien, Alexis Judic est dans l’équipe de J’Irai marcher sur les Toits. Avec Camille Bleu-Valentin, il a récemment exposé ÉPARSES à Nantes. C’était jusqu’au 29 août dans Le voyage à Nantes

Expo Eparses 6-29 août 2021

Rétrospective

Par Marie Nicollas

Marie Nicollas raconte avec entrain J’Irai marcher sur les Toits